Mail de Jean-Charles Carroussel

Publié le par Xavier

                                    
          
                                Une enfance la fleur aux dents




 
Bonjour

Quel agréable parfum d’enfance que ces retrouvailles m’ont fait affleurer à la mémoire.

Et je crois bien que l’ambiance sympathique, joviale et tendre qui y régnait avait quelque chose à voir avec ce trésor de richesses vécues dans nos enfances dans ce village flairant bon la campagne et les gens simples et vivants…

 Parfum d’enfance… « parfum de sens » comme disent les conteurs…

Il me semble que la photo ci-jointe que j’avais prise de Robert lors de nos multiples escapades parmi routes chemins champs et forêts l’illustre bien « à la vue » :

 

 Quelques bribes de chansons pour l’illustrer aussi « à l’oreille » :

 Joe Dassin d’abord, en écho à la photo de Robert :

« La fleur aux dents, c'était tout ce que j'avais… »  

 Bien sûr Douce France, du Grand Charles :

« Il revient à ma mémoire
Des souvenirs familiers
Je revois ma blouse noire
Lorsque j'étais écolier
Sur le chemin de l'école
Je chantais à pleine voix
Des romances sans paroles
Vieilles chansons d'autrefois :

Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t'ai gardée dans mon coeur!
Mon village au clocher aux maisons sages
Où les enfants de mon âge
Ont partagé mon bonheur


 J'ai connu des paysages
Et des soleils merveilleux
Au cours de lointains voyages
Tout là-bas sous d'autres cieux
Mais combien je leur préfère
Mon ciel bleu mon horizon
Ma grande route et ma rivière
Ma prairie et ma maison. »

 Ou de Trénet aussi en modifiant un mot :

« Mes jeunes années
Courent dans la campagne,
Courent dans les sentiers
Pleins d'oiseaux et de fleurs… »

 Souhaitons donc pour les enfants de nos écoles,

(Malmenées qu’elles sont pour l’instant d’ailleurs nos écoles,

Comme celles des Salvages qui vont carrément fermer…

Occasion d’approuver ce sénateur tarnais

qui disait cette semaine sur La Dépêche du Midi :

« Replaçons l’homme plutôt que l’argent au cœur de nos sociétés »)

Souhaitons leur donc comme le dit Gilbert Lafaille :

 « Que tu puisses à ton tour
Te souvenir un jour
D'une enfance au soleil
D'une odeur de jasmin
D'un poussin dans la main
Ou d'un essaim d'abeilles

Que l'on te laisse un monde
Où les pommes sont rondes
Et les raisins dorés

Qu'il reste sur la terre
Des hiboux solitaires
Et des merles moqueurs
Quelques vieux hérissons
Pour écrire des chansons
Qui chantent au fond du coeur

Que tu voies de tes yeux
Des galets merveilleux
jouer dans la lumière
Des ruisseaux de diamants
Et des poissons d'argent
Remonter les rivières

Que tu puisses à ton tour
Te souvenir un jour
D'une caresse légère
D'une alouette affolée
Ou d'un baiser volé
Sur un lit de fougéres

Que l'on te laisse un monde
Où les pommes sont rondes
Et les raisins dorés. »

 En tout cas comme le chantait Ché Lala (ou Gottainer) :

« Vous les copains, je n'vous oublierai jamais
Di doua di di doua di dam di di dou »

 Jean-Charles Carroussel


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Publié dans Retrouvailles

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J
ue dire de plus , ce texte est magnifique de fraicheur et de bon sens , jc a raté sa vocation peut etre . merci pour ces mots et ces références .
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V
Jean-Charles, ton texte nous ramène à nos jeunes années passées sur les bancs de ces merveilleuses écoles des Salvages : de la nostalgie, c'est sûr, mais beaucoup de bonheur de se replonger dans ces souvenirs et cette époque : n'est-ce pas là l'essentiel ?
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X
Bravo et merci pour ce beau message.
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